Voyager les pieds sur Terre

Protéger la nature ou voyager ? La famille Rougemont ne fait pas de compromis, c’est pourquoi elle voyage sans avion, les pieds sur terre. Sur roues de vélos, sur rails ou bateau, de jour ou de nuit, hiver comme été. Pour visiter un grand père en Cornouailles depuis Genève, leur TGV longe le « canyon du Rhône » et remonte la Bourgogne jusqu’à Paris. La capitale est traversée en métro pour atteindre la gare du Nord. Un deuxième TGV les emmène à Roscoff sur la Manche. La récompense sera une promenade sur la plage, un Muscadet pour les parents, une nuit dans un petit hôtel. Le lendemain, « ferry-boat » pour Plymouth, 6 heures de mer. Un dernier train les emmène à St Austell pas loin de Lands end.

Feu

Pour visiter la grand-mère à Copenhague, jusqu’à peu il y avait un train de nuit depuis Bâle. La famille investissait alors un compartiment où « faire maison » de 21h à 10h le lendemain. Depuis quelques années le train de nuit fait terminus à Hambourg. L’escale est l’occasion de consigner les sacs à dos et de visiter la Kunsthalle à 5 minutes de la gare. La grande esplanade est un terrain idéal pour faire du skate. D’autres fois les Rougemont choisissent le train de jour et font escale à Munich, y admirent les surfeurs urbains du jardin anglais ou à Francfort et vont à la piscine publique. La nuit sera passée dans une auberge de jeunesse. Les voyages longs en transport public enseignent la contemplation et la débrouillardise.

La famille en voyage

Récemment la famille dispersée à travers l’Europe s’est donné rendez-vous au Sud. Ils se sont retrouvés un Noël à Kranjska Gora rejoint par le train de nuit Zurich-Zagreb et un été sur l’île de Zlarin (Croatie) atteint en train via Ancona puis en bateau pour Split et en bus. La famille est devenue experte en pic nic « ce n’est pas parce qu’on voyage en train qu’on mangerait moins bien ! » aime dire Philippe qui voyage toujours son couteau suisse sur lui. Un secret des longs voyages ? « On croit qu'on va faire un voyage mais bientôt c'est le voyage qui vous fait» écrivait Nicolas Bouvier.