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actif-trafiC examine la «marchabilité» des grandes villes romandes

Friday, 19. May 2017
Thibault Schnee...

actif-trafiC dévoile son test de « marchabilité » comparant la qualité des trajets piétons dans les trois plus grandes villes romandes : Genève, Lausanne et La Chaux-de-Fonds. Ce test est assorti d’un test complémentaire sur le temps d’attente aux feux rouges piétons à Genève et Lausanne.

Communiqué de presse — Vendredi 19 mai 2017

actif-trafiC est connu notamment pour sa réalisation de tests comparant les différents transports publics des villes suisses. Pour ce nouveau test, nous avons évalué les trajets piétons, afin d’observer la qualité des aménagements mis à disposition des marcheurs·euses, qui représentent une part très importante de la mobilité dans nos villes, en particulier au centre.

La branche suisse-alémanique d’actif-trafiC (umverkehR) a publié en 2016 un test comparant 8 villes suisse-alémaniques. L’idée de ce test, dont la méthode a été reprise ici, est d’évaluer à l’aide de critères multiples la qualité des tronçons (trottoirs, rues, etc.), des traversées (passages piétons, feux rouges, etc.), des arrêts (de transports publics) et des places. Dans chaque ville, nous relions à pied la gare CFF à l’hôpital cantonal, dans les deux sens : une fois en empruntant des « rues calmes », et une deuxième fois en empruntant des « grands axes », tout en notant nos évaluations à chaque fois.

Le test romand révèle une situation particulièrement problématique à La Chaux-de-Fonds dû notamment au mauvais entretien de la chaussée et au stationnement gratuit, qui génère une multiplication des véhicules entravant le parcours des piétons. 
À Genève et Lausanne, la qualité globale des aménagements est plutôt bonne, à l’exception de quelques tronçons vraiment problématiques (trottoirs trop étroits à Genève, notamment). Dans ces deux villes, le problème principal se situe dans la mauvaise régulation des feux qui, sur l’ensemble d’un trajet, oblige les piétons à attendre souvent de longues minutes au rouge.

C’est suite à cette observation de terrain que nous avons décidé de réaliser un test complémentaire qui mesure la part du temps passé à attendre au feu rouge sur un parcours donné. Sur 8 parcours à Genève et 4 à Lausanne nous avons mesuré le temps passé à rester immobile au feu rouge. Les résultats sont édifiants puisque sur 10 minutes de trajet, un piéton passe en moyenne environ 3 minutes à attendre l’arrêt du flux des véhicules automobiles. Un parcours à Lausanne voit la part du temps passé à attendre au rouge s’élever jusqu’à 50% (40% max. à Genève)!

Ces tests montrent qu’il existe une nette marge de manœuvre pour les autorités pour améliorer la condition des piéton·ne·s et donc encourager le recours à la marche à pied dans nos villes. Notre effort d’analyse s’étendra à l’avenir sur les communes suburbaines, où la situation est souvent bien plus dégradée par rapport à celle observée dans les centres urbains.

Contacts

Andréa von Maltitz et Thibault Schneeberger
co-secrétaires d’actif-trafiC

Léonore Porchet 
membre du comité d’actif-trafiC (la partie feux rouges et politique de mobilité à Lausanne)