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Octobre 2003. Quelle est la qualité offerte par les transports publics ? Actif-trafiC a voulu en avoir le cœur net et a donc examiné dans le détail l’offre de trams et de bus dans 44 villes et agglomérations suisses pour ensuite évaluer la performance globale.
Près de la moitié des entreprises de transport public dans les agglomérations analysées a droit à une note «bien» ou «très bien». Dans ces villes, les transports publics sont effectivement concurrentiels face au trafic motorisé individuel. Schaffhouse caracole en tête du classement, devant Zurich et Bâle. Seules cinq agglomérations présentent une offre qualifiée d’insuffisante (Gossau-Herisau, Bellinzone, Zofingue, Berthoud et Sion «bon» dernier). Les villes romandes les mieux notées sont Genève et Lausanne. Un cliché qui se vérifie Malheureusement, le cliché selon lequel les transports publics en Suisse romande sont en général moins performants qu’en Suisse alémanique, se trouve confirmé. Cette faiblesse se remarque surtout par rapport aux critères de la qualité des pôles d’échange, de l’offre en informations ou à la facilité d’utilisation. Manquent souvent ces «détails» qui rendent un trajet bien plus agréable : une communauté tarifaire couvrant plusieurs communes, la transmissibilité des abonnements, de bonnes connexions, des bus de nuit etc.
Des bus et des trams plus lents
Les bus et trams romands roulent moins vite que leurs homologues alémaniques. La faute n’en incombe pas au matériel roulant, mais à l’encombrement plus conséquent des routes par les voitures. Sept places sur les neuf dernières au classement pour le critère de la vitesse sont occupées par des villes romandes. Ainsi, les transports publics genevois et sédunois ne circulent qu’à une moyenne horaire de 16 km/h, alors que la moyenne suisse s’établit, elle, à 19,4 km/h. Notons à la décharge des transports publics romands que le réseau de desserte dans les zones d’habitation est plus dense que dans le reste du pays. Mesures tarifaires indispensables Les tarifs des abonnements mensuels sont en général peu attractifs. Certes, si l’on inclut tous les coûts fixes et variables, les transports publics s’avèrent moins onéreux que la voiture privée. Seulement, le grand public, lui, ne compare en général que les coûts variables (essence et parcomètre contre abonnement). Conséquence directe: la plupart des entreprises de transports publics ne sont que peu concurrentielles face à la voiture. Actif-trafîC demandera donc dans sa nouvelle initiative de promouvoir les transports publics grâce à des mesures tarifaires.
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