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Le fonds d'infrastructure est un minimum! PDF Imprimer E-mail
Bern, 19.5.2006. Dans la première partie de sa discussion sur le fonds d'infrastructure, la commission des transports du Conseil National a confirmé la direction prise par la chambre des cantons en mars 2006. Les organisations environnementales saluent les garanties offertes à la mobilité douce et aux transports publics dans les agglomérations, mais rappellent que celles-ci constituent un minimum et ne devront en aucun cas être rabotées dans la suite du débat.

 

Après avoir été intégrée auprojet de loi du Conseil fédéral par le Conseil des Etats, la mobilité douce a désormais aussi le soutien de la commission des transports du Conseil National. Afin de concrétiser cet engagement dansla suite de la discussion, les organisations environnementales et le SEV réclament qu'un montant minimum de 50 millions de francs lui soit garanti dans la première phase du projet. Seul un soutien concret permettra de développer cette forme de mobilité respectueuse de l'environnement et dont l'efficacité en milieu urbain est toujours sous-estimée. 
Les 6 milliards de francs pour le trafic d'agglomération (partie «arrêté fédéral»), encore à confirmer dans la prochaine séance de la commission des transports, constituent un minimum pour espérer résoudre les problèmes de transport des centres urbains. Après le rejet clair du contre-projet Avanti en votation populaire, le fonds d'infrastructure constitue en effet un projet encore trop favorable aux routes, avec plus de deux tiers des moyens qui leur sont réservés. 
Les organisations environnementales et le SEV exigent donc qu'aucun des 17 projets de transports publics de la liste des projets urgents ne soit biffé dans la suite des discussions, en particulier les trois projets essentiels de RER que sont le CEVA, la gare souterraine Löwenstrasse à Zurich et la ligne Mendrisio-Varese. 
Les organisations environnementales et le SEV rappellent que le fonds d'infrastructure ne doit pas financer la construction de nouveaux tronçons de routes nationales, de manière à respecter le choix des Suisses d'une politique des transports durable1. En outre, elles insistent sur le fait que toutes les alternatives à la route - par exemple la desserte en transports publics ou une meilleure gestion de la mobilité - soient envisagées avant de construire des infrastructures routières pour décharger les axes de transport. 
Le soutien aux régions périphériques - jusqu'à présent concrétisé par 800 millions de francs pour le maintien des routes principales - doit être combiné avec un encouragement supplémentaire des transports publics dans ces régions.   
Les organisations environnementales et le SEV demandent donc à la commission des transports du Conseil national de maintenir le cap décidé par le Conseil des Etats. Elles n'accepteront en aucun cas que les moyens mis à disposition des transports publics par le fond d'infrastructure soient démantelés au profit des routes. 

 

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