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La folie des grandeurs du lobby routier PDF Imprimer E-mail
Zurich, 17.1.2004. Le département Leuenberger estime que l'extension du réseau de routes nationales ne nécessitera «que» 30 milliards de francs suisses, le TCS, quant à lui, avance le chiffre de 60 milliards (selon son parte-parole Patrick Eperon dans «Le temps» du 18 octobre 2003). Mais ces chiffres ne comprennent même pas les adaptations nécessaires du réseau cantonal et communal en découlant.

 


La construction de routes nationales n'est en effet que la point émergente de l'iceberg. Une étude, mandatée par actif-trafiC, a pour la première fait effet des véritables dimensions de la déferlante de nouvelles routes prévues pour les 20 ans à venir. Si tous ces projets prévus au niveau national, cantonal et communal étaient réalisés, les coûts se monteraient à 100 milliards, dont 60 milliards de francs pour les routes cantonales et régionales. L'avalanche de trafic ne se concentrera en effet pas uniquement sur les autoroutes. L'extension du réseau de routes nationales mènerait à une augmentation notable du trafic sur les routes de moindres capacités.

Pillage des deniers publics
Une extension du réseau national entraînerait «automatiquement» une extension du réseau cantonal et communal. Pour pouvoir financer ces ouvrages, il faudrait soit augmenter le prix de l'essence de 25 centimes par litre soit augmenter de 60 % l'impôt sur les automobiles de 60 % ! Or, quasiment toutes les propositions ayant pour objet une augmentation même minime de ces impôts cantonaux ont échoué.
Déjà, à présent, les communes suisses subventionnent la construction et l'entretien du réseau de routes communales avec 2 milliards en provenance des fonds généraux. Si le contre-projet à l'initiative Avanti non était accepté, la collectivité devrait investir bien plus de moyens dans le trafic routier – aux dépens de l'éducation et de la santé publique.

actif-trafiC s'oppose au contre-projet
La politique de transports menée ces dernières décennies n'a pas réussi à régler le problème des embouteillages. Tout au contraire. Le contre-projet renforcerait les effets pervers de la politique actuelle. Actif-trafiC en appelle aux citoyennes et citoyens à rejeter massivement le contre-projet aux urnes le 8 février 2004. Ce refus permettra de réitérer clairement la volonté populaire en faveur d'une politique des transports axée sur l'avenir, misant sur le rail, la marche à pied, le vélo, les bus et trams.

 

 

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