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Janvier 2003. Les routes de contournement sont destinées à protéger la population résidente des effets du trafic de transit. Mais comme chaque médicament, elles induisent des effets secondaires indésirables. Elles coûtent des sommes astronomiques, mais elles ne s’avèrent que peu efficaces pour combattre le mal et finalement elles incitent la population locale à utiliser plus souvent la voiture.
L’alignement de plusieurs routes de contournement résulte en une voie rapide à haut débit avec un minimum d’engorgements. Une telle route devient plus attrayante pour les automobilistes et attire donc plus de trafic. Le nombre de véhicules circulant sur cet axe peut augmenter de 50 et plus de pourcent, indépendamment du fait que le projet initial prévoie ou non cette augmentation. Des problèmes faits maison La part du trafic de transit est généralement peu élevée, à Berthoud par ex. 12%, à Bulle entre15 à 23% (selon les tronçons) et à 13% à Rapperswil. La grande majorité du trafic est donc constituée de la circulation intérieure. Pour pouvoir justifier la construction d’une nouvelle route, les adhérents des projets prévoient de la rattacher au réseau local existant quitte à promouvoir ainsi la circulation interne – alors que ces constructions sont censées protéger la population résidente du trafic. Des coûts élevés pour des effets minimes Afin de préserver les zones agricoles et protéger la population des nuisances sonores, on recourt souvent à des tunnels, ce qui alourdit la facture finale. Les investissements très conséquents consentis pour un nombre d’habitants très restreint laissent songeurs. Tant à Berthoud (150 millions) qu’à Rapperswil (450 millions) ou Bulle (215 millions), ces coûts se montent à près de 20'000 francs par personne.
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