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actif-trafiC note l'offre de TP en Suisse PDF Imprimer E-mail
Bâle, 30.11.06. Pour la deuxième fois actif-trafiC a évalué l’offre en transports publics (TP) dans 45 villes et agglomérations en Suisse. Malgré les progrès réels accomplis, l’offre en Suisse romande n’atteint toujours pas le niveau des villes de taille comparable dans le reste de la Suisse. Les prix relativement élevés des TP suscitent également la critique.

 

 

 

Les bus et trams circulant en ville sont la carte de visite des transports publics. actif-trafiC avait déjà analysé en 2003 les offres de plus de 40 villes et agglomérations en matière de TP. Lors de cette deuxième évaluation nous avons surtout cherché à savoir si le grand changement d’horaire des CFF en 2004 (Rail 2000) avait eu des répercussions positives sur l’offre des TP de proximité.

La Romandie encore à la traîne
Emprunter les trams et bus est devenu plus attrayant depuis 2003. En particulier l’offre en informations et la facilité d’utilisation ont été nettement améliorées. La fréquence des cadences et la vitesse de transport des TP ont augmenté. Le vainqueur toutes catégories s’appelle Bâle.
La qualité a été améliorée également en Suisse romande, mais dans une moindre mesure qu’en Suisse alémanique. Lausanne, Genève et Neuchâtel sont les villes romandes qui tirent le mieux leur épingle du jeu et sont « bien » notées. Les systèmes de transport à Yverdon, Fribourg, Vevey-Montreux et maintenant aussi à La Chaux-de-Fonds et Morges obtiennent la mention « suffisant ». Le chef-lieu du Valais a certes accompli des progrès marquants, mais Sion reste toujours la lanterne rouge avec un « mauvais ».

Attention aux petits détails qui facilitent l’usage des TP
La fréquence des passages des TP et la vitesse de transport sont moins bien notés en Suisse romande. Mais le bât blesse aussi dans les domaines de la facilité d’utilisation et de l’offre en informations. Or, ce sont justement ces détails qui facilitent la vie des passagers occasionnels (qui circulent sinon en voiture).  Des efforts supplémentaires sont indispensables afin que ces personnes ne soient pas découragées. Une bonne signalisation des arrêts, des informations aussi à l’intérieur des voitures, un tracé compréhensible de prime abord etc. sont autant de « must » pour attirer les foules dans les TP.

Des prix décidément bien élevés
Le grand public critique souvent le niveau de prix pratiqué par les prestataires de TP. Quelques fois, ces prix peuvent sembler arbitraires. Ainsi, le prix de l’abonnement mensuel à  La Chaux-de-Fonds (communauté tarifaire ‹Onde Verte›) est certes identique à celui de Neuchâtel, mais les distances sont plus courtes. Avec des coûts de 64 centimes par kilomètre parcouru avec un abonnement mensuel, le prix se rapproche de celui de la voiture individuelle (78 ct/km). Le billet simple coûte avec Fr. 2,30 plus dans la ville horlogère qu’à Genève ou à Lausanne. De plus, dans ces deux villes, les taxes de stationnement, à l’opposé de La Chaux-de-Fonds, sont élevées, ce qui incite à emprunter les TP. Notons toutefois que les tarifs des TP sont en général meilleur marché en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.

Cependant, le niveau général des prix pratiqués en Suisse pose problème. Si les CFF augmentaient effectivement les tarifs de 10%,  les autres prestataires de TP risquent de suivre le mouvement. Or, cette augmentation s’inscrirait en faux contre les efforts de promouvoir l’utilisation des TP pour résoudre les problèmes de transport en ville et dans les agglomérations.

Tous les résultats.

 

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