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Genève, 2.7.2009. Enmoins de 4 mois, l'association actif-trafiC a récolté 14'812 signatures en faveur de son initiative pour la mobilité douce, soit 4501 de plus qu'il n'en faut pour faire aboutir une initiative cantonale. L'engouement de la population pour cette initiative et la facilité de récolte auprès de populations de différentes conditions et âges a confirmé l'analyse de l'association sur la situation des transports à Genève: le trafic motorisé engorge la ville à tel point que les transports publics sont ralentis et les déplacements à pied et à vélo sont rendus dangereux. La qualité de vie est aussi atteinte par le volume croissant de véhicules motorisés privés. L'initiative de l'association actif-trafiC promeut la mobilité douce en développant les aménagements pour les déplacements à vélo et à pied. Cinq autres initiatives des villes d'une teneur similaire ont été déposées avec succès à Bâle, Lucerne, St. Gall, Winterthur et Zurich.
Les militantes et militants d'actif-trafiC ainsi que les membres d'une large alliance constituée d'organisations et de partis variés ont défilé à vélo ce matin en direction du Service des votations pour déposer les 14'812 signatures récoltées depuis le 5 mars. Une pelouse déroulée provisoirement sur le trottoir devant l'entrée du service des votations faisait figure de „tapis vert" de bienvenue pour les militants. Pour Andréa von Maltitz, coordinatrice de l'initiative des villes, « Genève et les cinq autres villes suisses ayant déposé des initiatives similaires gagneront en qualité de vie grâce à la diminution de la pollution atmosphérique, des nuisances sonores et des embouteillages. Un réseau continu de pistes cyclables et de passages pour piétons sécurisés rendra les déplacements non-motorisés enfin sûrs et attractifs. »
L'initiative s'attaque de front aux problèmes des transports rencontrés dans les agglomérations. Les villes et banlieues absorbent un volume de trafic automobile croissant, alors que les transports collectifs aux heures de pointe arrivent à saturation (par exemple la ligne Augustins-Gare Cornavin). Il est donc urgent d'agir. Selon Philippe de Rougemont, coordinateur de l'initiative, « la densité élevée des agglomérations les prédestine à la promotion de moyens de transport économes en espace, en énergie et en pollution. » Alors que la belle saison invite à utiliser son vélo au quotidien, l'absence de pistes cyclables continues et sécurisées empêche un report important de la voiture à la mobilité douce. Avec l'aboutissement haut la main de l'initiative pour la mobilité douce, l'avenir de la petite reine et du piéton roi est tout tracé, pour le bien de la population, de l'environnement global et d'une convivialité retrouvée en ville.
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