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Berne, 21.3.2006. Les organisations environnementales ATE, WWF, initiative des Alpes, Greenpeace, pro natura et actif-trafiC ainsi que le syndicat du personnel des transports (SEV) ont pris connaissance avec intérêt et satisfaction des précisions et améliorations apportées par le Conseil des Etats au projet de «fonds d'infrastructure pour le trafic d'agglomération et le réseau des routes nationales». Ils restent néanmoins encore critiques à l'égard du projet de loi présenté, en particulier à l'égard de la répartition des moyens.
Les 6 milliards de francs promis pour le trafic d'agglomération sont un premier pas important dans la bonne direction, mais restent cependant encore insuffisants. Les organisations environnementales et le SEV sont heureux de constater que le Conseil des Etats soutient le financement par le fonds des trois projets essentiels de RER que sont le CEVA à Genève, la gare souterraine Löwenstrasse à Zurich et la ligne Mendrisio-Varese au Tessin. Ils saluent le fait que les 17 projets de transports publics de la liste des projets urgents soient financés rapidement. Les organisations environnementales constatent avec satisfaction que la mobilité douce (vélo, marche) a été intégrée au projet de loi. Malheureusement, aucune ressource financière ne lui est encore mise à disposition. C'est pourquoi les organisations environnementales et le SEV demandent instamment au Conseil national d'améliorer encore le projet de loi, en particulier en ce qui concerne la répartition des moyens en faveur des transports publics. Ils rappellent à la Chambre du peuple que le projet actuel fait toujours la part belle aux routes et qu'il constitue un désaveu à l'égard de la volonté populaire exprimée lors de la votation sur le contre-projet Avanti: 67 % des votants souhaitaient que la Confédération investisse davantage dans les transports publics plutôt que dans l'extension des routes nationales . Les 6 milliards en faveur du trafic d'agglomération ne constituent dès lors qu'un minimum et ne garantissent toujours pas la résolution durable des problèmes de transport en milieu urbain. Le potentiel élevé de la mobilité douce dans les agglomérations, avec un rapport utilité-coût idéal, est à prendre en considération en lui octroyant des moyens financiers dès la première phase du projet. En outre, les organisations environnementales et le SEV n'accepteraient en aucun cas que les trois projets de RER précités soient retirés du fonds d'infrastructure par le Conseil national. Les particules fines en hiver, l'ozone en été, les coûts croissants des transports sur la santé, de même que la raréfaction inéluctable des ressources pétrolières sont des signes invitant à développer dès aujourd'hui une nouvelle vision de la mobilité. Le projet de fonds d'infrastructure offre cette opportunité au Conseil national.
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