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Innovons au lieu de bétonner! PDF Imprimer E-mail
Zurich, 1.11.2003. L'Assemblée générale d'actif-trafiC du 1er novembre 2003 a décidé de s'opposer au contre-projet à l'initiative Avanti. Elle en appelle aux citoyennes et citoyens à rejeter massivement une politique qui favorise unilatéralement le trafic routier afin de promouvoir ainsi une politique des transports tournée vers l'avenir.


L'acceptation du contre-projet déclencherait une déferlante de nouvelles routes pour un montant avoisinant les 100 milliards dans les 20 ans à venir. Cette somme colossale serait affectée à la seule construction de routes - aux dépens d'autres domaines tels que par ex. la santé publique, la création de places d'apprentissages ou la formation supérieure. La politique de construction de routes pratiquée durant ces dernières décennies n'a pas atteint ses objectifs. En effet, construire de nouvelles routes ne résout pas les problèmes de transports, mais ne fait que déplacer les embouteillages d'un goulot d'étranglement au prochain. La construction d'un deuxième tube au Gothard ne ferait que concurrencer la NLFA. Il est tout aussi peu judicieux de vouloir concurrencer les RER et métros par de nouvelles autoroutes urbaines ou des voies express.

La démocratie en panne
Le peuple n'a pas d'alternative sur laquelle se prononcer le 8 février. Le contre-projet va en effet plus loin que l'initiative - du jamais vu en Suisse. C'est pourquoi l'Assemblée générale d'actif-trafiC recommande à la population suisse de contrer ce chantage en balayant ce soi-disant contre-projet lors de la votation du 8 février 2004. Le Conseil fédéral et le Parlement ont failli aux tâches qui sont les leurs. La propreté de l'air, la protection contre le bruit et la diminution des émissions de CO2 sont des objectifs déclarés de l'exécutif et du législatif. Or, le contre-projet va à l'encontre de ces buts. De plus, il met l'application de l'article constitutionnel de la protection des Alpes (pourtant accepté en votation populaire) en danger.

A l'encontre de la volonté populaire
La majorité des Suisses ne veut pas d'une extension massive du réseau routier . Ils désirent par contre une promotion des transports publics. Cette attitude se reflète dans les votations au niveau cantonal et communal. Alors que la majorité des projets routiers échouent aux urnes, les projets ferroviaires sont en général plesbiscités avec de très confortables majorités. Vouloir couper dans les dépenses des transports publics ne correspond pas é la volonté populaire .

Initier enfin une politique des transports tournée vers l'avenir
Une politique de transports durable doit mettre la priorité sur les modes de transport efficaces, respectueux de l'environnement et bon marché, en d'autres termes miser sur les bus et trams ainsi que les circulations cycliste et pédestre. Le Conseil fédéral et le Parlement ont malheureusement manqué l'occasion de poser les bons jalons. Actif-trafiC se voit donc dans l'obligation de remettre l'ouvrage sur le tapis - grâce à une initiative.

 

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