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La qualité des transports publics (TP) dans les agglomérations suisses a augmenté ces dernières années. Près de deux tiers des villes et agglomérations analysées obtiennent la note « bien » ou même « très bien ». En 2003, moins de la moitié des régions analysées pouvait y prétendre. Et deuxième bonne surprise : même des petites villes telles que Coire ou Kreuzlingen offrent d’excellentes prestations de bus. Les trois représentants de la « ville réseau d’Arolfingen » se retrouvent par contre en queue du peloton. Les problèmes de transports dans ces agglomérations à proximité de deux autoroutes ne pourront être résolus que si on met le holà sur l’habitat dispersé et que l’on favorise le potentiel des TP grâce à une offre attrayante.
Pour la majeure partie des critères analysés, nous avons pu constater des améliorations dans toute la Suisse (en particulier pour les critères partiels de la « facilité d’utilisation » et de l’ « offre en informations »). Force est pourtant de constater que les villes et agglomérations romandes sont à la traîne dans ces domaines. Or, ce sont exactement ces petits détails qui rendent les TP accessibles et attrayants pour les passagers occasionnels.
Une ombre noire au tableau: les tarifs très élevés. Le niveau de prix des TP ne s’est pas amélioré par rapport au trafic motorisé individuel et ce malgré les hausses du prix de l’essence. De plus, les CFF viennent d’annoncer une augmentation massive de leurs tarifs. Si, comme il faut s’y attendre, les autres prestataires s’enfilent dans la brèche, l’effet en sera désastreux et nuira à la compétitivité des TP. La résolution des problèmes de transport ne s’en trouvera certainement pas facilitée.
Seule une offre de qualité et bon marché des transports publics, permettant de véritablement concurrencer la voiture privée, contribuera à la solution des grands problèmes de trafic que connaissent les agglomérations. Il est donc indispensable de modifier les conditions cadre en faveur des TP et d’accorder à ces derniers la place qu’ils méritent.
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